Baromètre de l’opinion des jeunes
sur l’Union européenne
Baromètre de l’opinion des jeunes sur l’Union européenne
LES CHIFFRES CLEFS
Plus de 7 jeunes sur 10 se disent intéressés par l’UE mais des écarts restent marqués selon le milieu social et le type de bac
Loin du désintérêt dépeint durant la séquence électorale de 2024, 72% des jeunes se déclarent intéressés par l'Union européenne.
Cet intérêt reste à nuancer au regard des écarts marqués selon le milieu social et le type de bac. Si 76% des titulaires d'un bac général se déclarent intéressés par les sujets européens, ils ne sont que 61% parmi ceux ayant un bac pro, techno ou autre diplôme (CAP, BEP…). La même fracture s'observe selon l'origine sociale : 81% des jeunes appartenant aux classes supérieures contre 65% issus des classes populaires.
Focus sur les jeunes qui déclarent ne pas s’informer des sujets européens : plus d’1 sur 2 évoquent un manque de compréhension ou de repères
53% déclarent ne pas s’informer en raison d’un manque de compréhension ou de repères pour savoir comment s’y prendre, 34% disent ne pas être intéressés et 13% manquer de temps.
L’associatif comme nouvelle forme d’engagement politique chez les jeunes ?
1 jeune sur 2 serait motivé à s’engager pour mieux faire connaître les sujets européens.
Ce chiffre témoigne que le désengagement électoral des jeunes qui a pu être commenté lors des élections européennes de 2024 ne doit pas être confondu avec un désintérêt pour les questions européennes. L’engagement associatif peut être perçu comme une autre forme d’expression citoyenne.
Près de 3 jeunes sur 4 n'ont jamais participé à un programme européen. Parmi eux, 56% l’expliquent par un manque d’information sur le sujet
73% des jeunes n’ont jamais participé à un programme européen. Le manque d’information constitue le premier frein pour 56% des jeunes, devant le manque de temps (22%), le désintérêt (9%), les contraintes financières (3%) et le sentiment de ne pas suffisamment comprendre les enjeux (2%).
LES CHIFFRES CLEFS
Plus de 7 jeunes sur 10 se disent intéressés par l’UE mais des écarts restent marqués selon le milieu social et le type de bac
Loin du désintérêt dépeint durant la séquence électorale de 2024, 72% des jeunes se déclarent intéressés par l'Union européenne.
Cet intérêt reste à nuancer au regard des écarts marqués selon le milieu social et le type de bac. Si 76% des titulaires d'un bac général se déclarent intéressés par les sujets européens, ils ne sont que 61% parmi ceux ayant un bac pro, techno ou autre diplôme (CAP, BEP…). La même fracture s'observe selon l'origine sociale : 81% des jeunes appartenant aux classes supérieures contre 65% issus des classes populaires.
Focus sur les jeunes qui déclarent ne pas s’informer des sujets européens : plus d’1 sur 2 évoquent un manque de compréhension ou de repères
53% déclarent ne pas s’informer en raison d’un manque de compréhension ou de repères pour savoir comment s’y prendre, 34% disent ne pas être intéressés et 13% manquer de temps.
L’associatif comme nouvelle forme d’engagement politique chez les jeunes ?
1 jeune sur 2 serait motivé à s’engager pour mieux faire connaître les sujets européens.
Ce chiffre témoigne que le désengagement électoral des jeunes qui a pu être commenté lors des élections européennes de 2024 ne doit pas être confondu avec un désintérêt pour les questions européennes. L’engagement associatif peut être perçu comme une autre forme d’expression citoyenne.
Près de 3 jeunes sur 4 n'ont jamais participé à un programme européen. Parmi eux, 56% l’expliquent par un manque d’information sur le sujet
73% des jeunes n’ont jamais participé à un programme européen. Le manque d’information constitue le premier frein pour 56% des jeunes, devant le manque de temps (22%), le désintérêt (9%), les contraintes financières (3%) et le sentiment de ne pas suffisamment comprendre les enjeux (2%).
LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS
DE NOTRE ÉTUDE
LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS
DE NOTRE ÉTUDE
Loin du désintérêt dépeint durant la séquence électorale de 2024, 72% des jeunes se déclarent intéressés par l'Union européenne et l’UE semble traverser les couloirs de nos établissements scolaires puisque 94% des jeunes disent en avoir entendu parler à l’école.
Toutefois, cet intérêt reste à nuancer au regard des écarts marqués selon le milieu social et le type de bac. Si 76% des titulaires d'un bac général se déclarent intéressés par les sujets européens, ils ne sont que 61% parmi ceux ayant un bac pro, techno ou autre diplôme (CAP, BEP…). La même fracture s'observe selon l'origine sociale : 81% des jeunes appartenant aux classes supérieures contre 65% issus des classes populaires.
Le sentiment européen est bien présent chez les jeunes, c’est même 34% d’entre eux qui se sentent totalement européens. Néanmoins, ce sentiment ne se traduit pas en optimisme puisque seul 1 jeune sur 3 se dit optimiste à l’égard de l’Union européenne.
68% des jeunes entendent parler de l’UE au moins une fois par mois et 27% plusieurs fois par semaine. Néanmoins, lorsqu’on se penche sur cette dernière catégorie, des disparités d’exposition se dessinent entre le type de bac (29% bac général VS 16% pour les autres bacs) et la classe sociale (31% des jeunes issus de classes supérieures contre 24% des jeunes issus de classes populaires).
Près de 7 jeunes sur 10 perçoivent seulement un impact modéré, limité ou ne perçoivent pas l’impact du tout de l’Union européenne dans leur quotidien.
Près de 7 jeunes sur 10 perçoivent seulement un impact modéré, limité ou ne perçoivent pas l’impact du tout de l’Union européenne dans leur quotidien. 1 jeune sur 2 serait motivé à s’engager pour mieux faire connaître les sujets européens.
Ce chiffre témoigne que le désengagement électoral des jeunes qui a pu être commenté lors des élections européennes de 2024 ne doit pas être confondu avec un désintérêt pour les questions européennes. L’engagement associatif peut être perçu comme une autre forme d’expression citoyenne.
56% des jeunes privilégient les réseaux sociaux comme source d’information principale, reléguant les médias traditionnels au second plan. Cette utilisation est davantage répandue chez les jeunes issus de classes populaires (61%) tandis que la presse séduit plutôt les classes supérieures (22% contre 14% pour l’ensemble des jeunes) et la télévision les lycéens (27% contre 19% pour l’ensemble des jeunes).
Instagram s’impose comme la plateforme de référence avec plus de 7 jeunes sur 10 qui s’en servent pour s’informer. TikTok (39%) et YouTube (29%) complètent le podium. Enfin, X arrive en 4e position (14%).
On identifie également un écart générationnel : 49% des jeunes de 15 à 19 ans utilisent TikTok contre 31% des 20-24 ans, qui utilisent davantage X (18%) en comparaison avec les 15-19 ans (10%).
Enfin, 62% des jeunes s’informent sur des sujets européens mais une forte disparité persiste entre le type de bac et le milieu social : 2 jeunes sur 3 titulaires d'un bac général s'y intéressent, contre moins d'1 sur 2, parmi les titulaires d'un bac pro, techno ou autre diplôme. Ce clivage s’observe aussi selon la classe sociale avec 71% des jeunes issus de classes supérieures contre seulement 58% de ceux issus de classes populaires.
Parmi les jeunes non informés sur l’UE, 53% déclarent ne pas s’informer en raison d’un manque de compréhension ou de repères pour savoir comment s’y prendre, 34% disent ne pas être intéressés et 13% manquer de temps.
Par ailleurs, lorsqu’on les interroge sur les formats susceptibles de capter leur attention sur des sujets européens, 64% d’entre eux citent les formats vidéo courts, une proportion qui atteint 69% pour les 15-19 ans.
Parmi eux, 56% l’expliquent par un manque d’information sur le sujet
73% des jeunes n’ont jamais participé à un programme européen. Le manque d’information constitue le premier frein pour 56% des jeunes, devant le manque de temps (22%), le désintérêt (9%), les contraintes financières (3%) et le sentiment de ne pas suffisamment comprendre les enjeux (2%).
On perçoit un intérêt plus prononcé pour les jeunes sur les contenus qui permettent de décrypter les sujets européens et d’identifier ce que l'UE change concrètement dans leur quotidien. À l'inverse, les formats plus “divertissants" ou “ludiques” sont relégués au second plan.
Les jeunes sollicitent en premier lieu le contact direct avec des élus européens (31%) ainsi que des actions culturelles autour de l'art, de la gastronomie ou du sport (30%). Les ateliers débats et les formats plus ludiques se placent juste derrière, réclamés par près d'un jeune sur 4. Pour finir, les actions en milieu scolaire ou universitaire ne séduisent qu’un jeune sur 10.
REMERCIEMENTS
REMERCIEMENTS
Nous tenons à remercier l'ensemble des partenaires, organismes, associations, médias, universités, lycées et autres acteurs ayant contribué à la diffusion de ce baromètre, ainsi que les 1 279 répondants qui ont pris le temps de participer à cette enquête et grâce à qui elle a pu être menée.
Nos remerciements vont également à l'ensemble des bénévoles de l'association C-l'Europe, dont l'engagement a été déterminant à chaque étape de ce projet : de la réflexion initiale à la passation du questionnaire, jusqu'à son élaboration et sa diffusion.
MÉTHODOLOGIE
MÉTHODOLOGIE
L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 279 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 à 24 ans.
Cette étude a été réalisée sous forme de consultation ouverte, sans application de quotas préalables. Afin d'assurer la robustesse des résultats, un redressement a été appliqué a posteriori sur le sexe et l'âge (recensement INSEE).
Le recueil des données a été réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 27 août au 31 décembre 2025.